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Origine du Carnaval

Le carnaval, véritable célébration de l'antithèse du quotidien, transcende les frontières culturelles et temporelles, puisant ses origines dans des rituels ancestraux tels que les Lupercales et la Guillaneu. Ancré dans le calendrier chrétien, il s'étend entre l'Epiphanie et le Mardi gras, marquant ainsi la transition entre l'abondance des fêtes et l'austérité du Carême.


L'étymologie même du mot "carnaval", issu du latin "carnelevare", évoque cette notion d'"enlèvement de la viande", symbolisant l'entrée imminente en période de jeûne. Pourtant, loin d'être un simple adieu à la chair, le carnaval revêt une dimension profondément humaine, offrant à chacun l'opportunité de s'affranchir des normes sociales et morales qui régissent le quotidien.


À travers les déguisements, les masques et les festivités, le carnaval permet à chacun d'explorer l'altérité et de transcender les limites de son identité. Les rapports sociaux traditionnels cèdent le pas à la satire, à l'humour et à la célébration de l'inversion des rôles.


Les rituels du carnaval, tels que les batailles de confettis ou les défilés de chars, portent en eux une symbolique riche et variée, héritage des temps anciens. Les masques, en particulier, revêtent des caractéristiques surnaturelles et apotropaïques, conjurant le mauvais sort et célébrant la force des éléments de la nature.


À travers les âges, le carnaval a su traverser les époques, s'adaptant aux contextes culturels et historiques, et se perpétuant jusqu'à nos jours. De Bâle à Venise, de Nice à Rio, il demeure un témoignage vivant de la capacité de l'humanité à célébrer la vie et à défier l'ordre établi.


Au terme des festivités, le rite de la combustion du Roi du Carnaval marque le passage de l'excès à l'austérité, du désordre à l'ordre. Le Carême qui suit, avec son appel à la spiritualité et au jeûne, offre un contrepoint nécessaire à l'effervescence carnavalesque, réaffirmant ainsi le cycle perpétuel de la vie, de la mort et du renouveau.


Enfin, le caractère urbain du carnaval en fait un acte de contestation au sein même de la cité, exprimant ainsi le désir d'affranchissement et de liberté au cœur de l'ordre social. L'ordre et le désordre se rencontrent dans les rues et les places publiques, offrant un espace où la subversion peut s'exprimer librement tout en restant encadrée par les limites de la civilisation.


En somme, le carnaval incarne l'esprit humain dans toute sa diversité et sa créativité, offrant un moment de réjouissance et de renouveau au sein même des contraintes de la vie quotidienne.


Carnaval de Nice
Carnaval




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