Carole Voyante Astrologue voyance, cartomancie, prevision, medium, spirite, tote bag, Cartomancienne amour, couple, astrologie, numerologie, tarot, horoscope, clairvoyante

CAROLE 
Medium Clairvoyante

Laissez-moi vous montrer le chemin
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l'ange gardien

Publié le 30 mai 2018 à 9:40 Comments commentaires (0)

L’homme est à la fois libre et soumis à une nécessité. Il est libre du fait qu’il peut devenir le créateur à l’intérieur des objectifs qu’il s’est lui-même fixés : non libre quant aux buts choisis dans l’entre deux vies. Une position d’équilibre entre liberté et nécessité peut être créée grâce à la compréhension et au développement de la responsabilité. C’est par elle que l’être humain devient libre et créateur car il s’avère capable de tirer profit de ses erreurs.

Les épreuves ne sont pas des punitions mais des opportunités pour rester dans le droit chemin. 

Quand nous avons une maladie, on peut se dire que c’est le karma, la destinée : peut être que par elle, on règle quelque chose qu’on a mal fait dans une vie précédente mais peut être aussi que l’obligation de sa battre pour survivre fera naître en soi une qualité comme une force intérieure. Dans ce cas, la maladie n’est pas une compensation mais un moyen d’acquérir une nouvelle capacité. C’est un choix fait délibérément dans l’entre deux vies qui ne vient pas forcement d’une faute dans un vie précédente mais qui prépare la vie future.

 

La destinée est constituée de deux formes d’existence : une existence terrestre entre la naissance et la mort et une existence céleste entre la mort et la naissance. Le fil conducteur qui fait le lien entre les deux formes d’existence se manifeste :

• Sur terre où la vie se déroule conformément aux engagements pris vis-à-vis de soi-même dans le monde spirituel

• Dans le monde spirituel où les fruits de nos échecs de la vie terrestre sont transmutés en nouvelles occasions et facultés.

Le passage entre les deux mondes est toujours marqué par l’oubli. Cet oubli des mondes cosmiques a été connu de tout temps et dans plusieurs traditions. Ainsi dans le Niddah 30d du Talmud, on dit que chaque individu, en tant que pur esprit sait tout avant de naître. Toutefois à la naissance, dès qu’il voit le jour, un ange le frappe au-dessus de la lèvre et il oublie tout. Il passe donc sa vie à essayer de se rappeler ce qu’il savait jadis.

Du fait de cet oubli, le souvenir de la destinée humaine est confié aux soins de l’ange gardien. C’est l’ange qui, nuit après nuit, souffle dans le cœur humain les inspirations susceptibles de mener l’individu là ou il doit aller pour réaliser sa destinée. Se souvenir de sa destinée signifie entendre et accomplir les messages de son ange, c'est-à-dire retrouver le sens de sa vie et agir conformément à celui-ci.

Trois axes aident à retrouver le sens de la vie :

• L’ouverture du cœur et le développement des qualités favorisant le souvenir de sa destinée.

• L’apprentissage du langage de l’ange : développer une pensée spirituelle par la lecture méditative et la méditation créatrice

• Prendre soin de ses nuits pour se souvenir de la rencontre avec son ange, par les rituels et la prière.

Que votre ange soit avec vous.

Carole

Mythe de la vache Io

Publié le 21 mai 2018 à 0:40 Comments commentaires (0)

Io fut une prêtresse grecque transformée en génisse. Zeus séduisit la belle Io qui devint assez vite une de ses nombreuses maîtresses. Leur histoire continua jusqu'à ce que Héra, l'épouse de Zeus, les surprennent. Zeus parvint à échapper à cette situation en transformant Io en une magnifique génisse blanche.

Cependant, Héra connaissant les escapades de son époux, exigea de Zeus, la génisse comme présent. Héra confia Io à la garde d'Argos afin de la maintenir à l'écart de Zeus. Malgé tout, Zeus demanda à son fils Hermès de tuer Argos. Découvrant le stratagème, Héra se vengea en envoyant sur Io un taon chargé de la piquer sans cesse. Celle-ci, affolée et rendue furieuse, s'enfuit et parcourut de nombreux pays.

Elle passa par Dodone, puis longea la mer Adriatique, donnant son nom au golfe Ionien. Ensuite, elle arriva dans une région, où Prométhée était enchaîné à la montagne. Elle traversa le Scythie et le Caucase, longea la Mer Noire et passa par le Bosphore. De là, elle se dirigea à l’est, vers le pays des Gorgones et des Grées, et finit par arriver en Egypte où, dans la ville de Canope, Zeus la rejoignit et lui rendit sa forme humaine.

Elle y épousa le roi Télégonos et fut vénérée sous le nom de la déesse égyptienne Isis. Elle donna naissance à Epaphos (touché par Zeus), qui reçut lui aussi un culte, identifié au dieu-Taureau Apis. La jalouse Héra tenta encore une fois de la persécuter en enlevant Epaphos, mais Zeus fit libérer son fils. Epaphos épousa Memphis et ils eurent une fille, la Lybie, petite fille de Zeus et Io.



Jupiter et Io, peint par Le Corrège.

Le Farfadet

Publié le 26 novembre 2016 à 8:20 Comments commentaires (0)

Ou appelé aussi le fadet ou follet est une petite créature légendaire du folklore des pays de la Loire. Farfadet est la forme provençale de fadet, dérivé de fada, fado signifiant fée.

Le farfadet mesure 50 cm, sa peau est mate et ridée. Très farceur, il aime jouer parfois des tours aux hommes.

 

Au 19e siècle, La vallée des environs de Germond, dans les Deux-Sèvres, était considérée comme le domaine privilégié des farfadets. Ils n'aimaient pas trop être dérangés par les femmes qui venaient filer près de leurs cavernes ou carrières.

 

Un soir en rentrant au village, elles aperçurent des farfadets poussant un énorme chariot aux roues grinçantes à vive allure. Stupéfaite, une des fileuses fit un signe de croix, ce qui eut pour effet de faire disparaître les farfadets et chariot.

 

Comme les lutins, les farfadets sont généralement serviables. La plupart du temps, ils sont invisibles ; on raconte qu’ils peuvent prennent l’apparence des animaux. En général, le farfadet demeure dans une taupinière de la forêt. On peut le voir courir dans les prés et les champs de lavande.

 

Quelquefois, il s’installe près d’une maison et s’occupe de l’entretien, des animaux, du jardin. Il lui arrive même de réparer des outils, des chaussures, des choses cassées. Et il donne aussi des coups de bâton aux domestiques pour les punir de leur paresse ou négligence. En échange des services rendu, il accepte du lait et des gâteaux de miel, mais n’acceptera jamais de nouveaux vêtements, en remplacement de ceux qu’il porte.

 

Sinon, il se vexe et s'en va en s’exclamant : « Qu'avons-nous là, Chanvri, Chanvrai ! Plus ne sauterai ici, plus ne marcherai. »



 

 

Malphas

Publié le 29 octobre 2016 à 5:10 Comments commentaires (0)

D’après le grimoire magique « Lemegeton », Malphas est un grand président des Enfers. Il apparaît le plus souvent sous la forme d'un corbeau mais aussi sous une forme humaine. Le son de sa voix est rauque. Selon certains démonographes, de grandes ailes et surtout une truelle sont les symboles de son perfectionnisme. Mais ce qu'il est capable de bâtir avec perfection, il est capable de le détruire avec la même perfection. Architecte et bâtisseur, on l’invoque pour posséder le pouvoir de construire des fortifications et des donjons imprenables mais aussi pour détruire les châteaux ennemis. Mais en contrepartie, il fera, un jour ou l’autre, s'effondrer ce qu'il a permis de construire. Malphas est un démon immensément cruel et 40 légions d'esprits démoniaques sont sous ses ordres.


 

Source : http://www.iza-voyance.com/demonlogie

 

Phénix

Publié le 29 octobre 2016 à 5:05 Comments commentaires (0)

Le phénix est un oiseau légendaire, doté de longévité et caractérisé par son pouvoir de renaître après s'être consumé sous l'effet de sa propre chaleur. Il symbolise ainsi les cycles de mort et de résurrection.

Oiseau fabuleux, rattaché au culte du Soleil, en particulier dans l’ancienne Égypte et dans l’Antiquité classique, était une sorte d’aigle, de taille considérable, avec un plumage rouge, bleu et or.

La légende raconte qu’il n’existait qu’un seul phénix à la fois et celui-ci vivait très longtemps. Au moment de sa fin, le phénix construisait un nid de branches aromatiques et d’encens, y mettait le feu et se consumait dans les flammes. Des cendres de ce bûcher, surgissait un nouveau phénix, « oiseau de feu » qui à chaque résurrection, contrôlait le feu de mieux en mieux

 

Des oiseaux fabuleux semblables au phénix se trouvent dans diverses mythologies :

 

Le Phénix perse

Conte perse de 4 647 vers du 13e siècle écrit par Attar Neyshaboury

C'est une épopée mystique où 30 oiseaux sont à la recherche de leur Roi. Le récit commence par une conférence présidée par une huppe, symbolisant une fonction rituelle et magique face aux autres oiseaux, représentant une humanité en quête de connaissance.

 

La Huppe se présenta à eux comme une messagère et leur demanda de partir pour un voyage difficile qui les conduira à la cour de leur Roi, un oiseau fabuleux, le Simorg. Tous les oiseaux comprirent l'intérêt fondamental de cette quête mais dix mille d'entre eux, contents de leur sort, refusèrent de partir. La Huppe dut tranquilliser les uns, encourager les autres et commencer l'enseignement spirituel permettant d'entreprendre le voyage. Le voyage comprenait le survol des sept vallées, symbole des degrés initiatiques de leur ascension spirituelle. Ces vallées magiques et mystiques étaient les vallées de la recherche, de l'amour, de la connaissance, de l'indépendance, de l'union, de la stupeur et du dénouement. Après avoir franchi ces vallées, durant un voyage dont la durée pouvait englober plusieurs vies, une grande majorité des oiseaux périrent, et les survivants subirent l’ultime épreuve en se voyant refuser l'accès au palais de leur roi : le Simorg...

 

L'idée de l'oiseau dans ce récit, se confond avec celle de la légèreté, de l'essence des choses et des êtres. Les oiseaux incarnent la pensée opposée à la matière, l'intériorité de l'homme, son « moi profond, son esprit ».

 

Le Phénix grec

Hérodote considérait le phénix comme un oiseau réel, qu'il rapprochait du bénou, un oiseau sacré égyptien. Le bénou est une manifestation du dieu Rê et du dieu Osiris, associé au cycle sothiaque.

 

Le Phénix romain

« Alors que chez Ovide, Pline et Tacite, le vieux phénix se décompose pour engendrer le nouveau, c’est chez Martial et Stace qu’apparaît le thème du bûcher, par analogie avec les pratiques funéraires romaines.»

 

Le Phénix païen et chrétien

L'oiseau mythique évoque le feu créateur et destructeur. Comme le Soleil, le Feu symbolise l'action fécondante. En consumant, il purifie et permet la régénération. Lucifer, le « porteur de lumière », ange déchu précipité dans les flammes de l'enfer, incarne le feu qui ne consume pas et qui ne se régénère pas. Le feu est aussi considéré comme un véhicule entre le monde des vivants vers celui des morts. Le Moyen Âge païen voyait en lui le symbole de la résurrection du Christ mais cette interprétation chrétienne fut inspirée du paganisme où le Phénix correspondait depuis toujours à une notion cyclique immanente, à l'inverse de la transcendance chrétienne.

 

Le Phénix dans l'Histoire Juive

Lorsqu'Adam et Ève mangèrent de l'arbre de la connaissance et que la mort fut décrétée pour eux, tous les animaux mangèrent du fruit interdit sauf un seul oiseau appelé Khôl. Le Khôl vit mille ans puis un feu jaillit de son nid et le consume ne laissant plus qu'un oeuf, et de cet œuf il renait de nouveau.

 

Le phénix héraldique

Le phénix est un oiseau sur un bûcher en flammes. Cet oiseau ressemble beaucoup à l'aigle héraldique. Il est représenté de face, tête de profil, ailes étendues, sur son bûcher, appelé «immortalité».



 

 

La Goule

Publié le 15 octobre 2016 à 6:25 Comments commentaires (3)

La goule est une créature monstrueuse du folklore arabe et perse que l’on retrouve dans les contes des Mille et Une Nuits. Les goules changent de forme, prenant le plus souvent l'apparence d'une hyène ou celle d'une femme, mais elles sont reconnaissables à leurs pieds fourchus, seul élément constant de leur apparence.

La goule affectionne les cimetières, où elle déterre les cadavres pour s'en nourrir. La goule hante aussi le désert sous les traits d'une jeune femme et elle dévore les voyageurs qui succombent à ses appels, non sans rappeler les sirènes. Dans les pays du Maghreb, de nombreux récits terrifiants destinés aux enfants ont pour personnage principal une goule, qui y joue souvent un rôle équivalent à celui du grand méchant loup.

Selon les œuvres d'Edgar Allan Poe, la goule se transforme en femme afin d'attirer ses victimes. Elle n'est cependant ni homme, ni femme, ni bête, ni humaine.

Le surnom de « la Goule » est celui qui est souvent donné à la comtesse Báthory.

Dans les romans Harry Potter de J. K. Rowling, une goule vit dans le grenier des Weasley. Les protagonistes l'habillent en pyjama pour fournir un alibi à Ron Weasley dans Harry Potter et les Reliques de la Mort.


« Amine et la Goule », illustration du Conte de Sidi Nouman des Mille et Une Nuits, 1840.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Goule

 

Caipora, folklore brésilien

Publié le 22 août 2016 à 7:45 Comments commentaires (0)

Caipora est une figure de la mythologie Tupi-Guarani signifiant «habitant de la forêt". Dans la tradition brésilienne, elle est représentée comme une petite indienne nue à la peau foncée.

 

Habitant dans la forêt, elle est la protectrice des animaux et détruit les chasseurs qui ne chassent pas suivant ses règles. Prête à faire toutes sortes de pièges pour le chasseur qui chasse pour le plaisir ou au-delà de ses besoins. Elle bat les chiens renifleurs, et désoriente le chasseur en simulant le bruit des animaux de la forêt. Elle donne de fausses pistes amenant tous chasseurs à se perdre dans les bois.

 

Mais, selon la croyance populaire. Caipora est surtout très active les vendredi, dimanche et jours de fête. Pour attirer les bonnes grâces de Caipora,il convient, dans la nuit du jeudi au vendredi, au chasseur se laisser du tabac à chiquer dans le tronc d'un arbre et dire: “Voici pour toi, Caipora, laisse-moi chasser”. La bonne chasse sera équivalente au cadeau donné à Caipora.

 

Etre Caipora signife dans le langage famillier actuel être malchanceux ou dans une période de malchance.


 

Le symbolisme de l'araignée

Publié le 27 avril 2016 à 0:40 Comments commentaires (0)

Instinctivement, l'araignée effraie et pourtant :

• La légende lui attribue un grand rôle dans l'histoire sainte. Quand une araignée tissa sa toile à l'entrée de la grotte ou s'étaient réfugiés la Vierge et son enfant, leurs poursuivants, croyant l'endroit inhabité, passèrent leur chemin.

• Selon un récit rapporté du Calvados, une araignée tissa sa toile sur les plaies de Jésus pour empêcher les mouches d'approcher. Depuis, elle porte une croix blanche sur le dos : c'est l'araignée portecroix (Aranea diadema), dont les petites pierres qu'elle a dans le corps étaient portées autour du cou pour se protéger de la peste.

• Chez les peuples d'Asie centrale et de Sibérie, l'araignée représente l'âme libérée du corps.

• Chez les Muisca de Colombie, l’araignée transporte, sur un bateau en toile d'araignée à travers le fleuve, les âmes des morts qui s'en vont aux Enfers.

• Chez les Aztèques, elle représente le symbole du dieu des Enfers.

• Chez les Montagnards du Sud Vietnam, l'araignée est une âme échappée du corps pendant le sommeil; tuer l'araignée, c'est risquer de provoquer la mort du corps endormi.

• En Inde, elle est considérée comme l’image même de la déesse Maya, l’éternelle tisseuse des voiles de l’illusion qui cachent à nos yeux la réalité de ce que nous sommes.

• Chez des peuples d'Afrique occidentale, Anansé, l'araignée, a préparé la matière des premiers hommes, créé le soleil, la lune, les étoiles. Ensuite, le dieu du ciel, Nyamé, a insufflé la vie en l'homme. L'araignée continue de remplir une fonction d'intercesseur entre la divinité et l'homme; comme un héros civilisateur, elle apporte les céréales et la boue.

• Une légende malienne la décrit comme le conseiller du dieu suprême, un héros créateur, qui, se déguisant en oiseau, s'envole et crée à l'insu de son maître le soleil, la lune et les étoiles puis règle le jour et la nuit, et suscite la rosée.

• Chez les bamoun du Cameroun la mygale a reçu du ciel le privilège de déchiffrer l'avenir.

• Les mythes de Micronésie (îles Gilbert) présentent Nareau, le Seigneur araignée, comme le premier de tous les êtres, comme un dieu créateur.

• Dans la mythologie grecque, Arachné voulut se mesurer dans l'art du tissage à Athéna, déesse de la Raison supérieure et maîtresse du tissage. Toutes deux s'installèrent face à face, devant leur métier, et le concours commença. Athéna broda les douze divinités de l'Olympe dans leur majesté et, aux quatre coins de l'ouvrage, évoqua les châtiments encourus par les mortels qui osent les défier. Ne tenant nul compte de cet avertissement, Arachné représenta, elle, les amours des dieux pour des mortelles. Outragée, Athéna frappa la jeune femme de sa navette. Désespérée, Arachné voulu se pendre, mais Athéna l'en empêcha et la métamorphosa en araignée et condamnée à filer et à tisser, durant toute sa vie, une toile si fragile et si instable que le simple souffle d’un mortel peut la déchirer. Elle est alors symbole de la déchéance de l'être, de l'ambition démiurgique punie, et donc un avertissement : nul ne peut rivaliser avec les dieux.

• Pour Freud, l’araignée représente la mère, la mère méchante que l’enfant redoute.

• Rêver d’une araignée tissant sa toile signifie de nouvelles idées.

• Voir en songe une araignée dévorer une proie engluée dans sa toile peut signifier la volonté d'éliminer un problème «gluant» qui gêne l'esprit.

• Rêver d’une araignée dévorant son mâle signifie une femme dont la sollicitude excessive vous étouffe.

 

En général, le symbolisme de l’araignée associe trois éléments importants :

• La création, elle extrait d’elle-même la matière pour élaborer un fil qui lui permet de construire sa toile.

• La destruction s’observe dans son agressivité pour attraper tous les insectes qui l’approchent avec imprudence.

• Le centre d’où est tissée en spirale sa toile et où elle se reste en alerte pour réagir immédiatement en cas d’intrusion.

 

On peut voir en elle l’image symbolique du centre du monde, de la grande manifestation qui émane du Principe Premier duquel tout naît et auquel tout retourne. On peut voir aussi le double chemin de descente et de retour qui doit exister à travers l’évolution et la mort cyclique de tout ce qui est créé. L’araignée peut descendre et monter, s’élever grâce à son fil délicat et revenir à son centre chaque fois qu’elle en sort pour explorer le monde extérieur et chercher de nouveaux aliments. De cette manière, elle accumule les expériences qu’elle ramène en son centre, lorsqu’elle s’élève à nouveau vers son lieu de repos, jusqu’à ce que la nécessité l’oblige à descendre à nouveau.

 

Sa toile, faite de rayons, symbolise le Soleil et le fil est le support de la réalisation spirituelle. La Lune apparaît dans de nombreux mythes sous la forme d’une immense araignée à cause de son caractère passif, du fait qu’elle émet une lumière reflétée, et pour ses différentes phases de montée et de descente, ce qui correspond, sur le plan de la manifestation, aux événements qui tissent de leurs fils le destin des hommes.

 

Selon M. Schneider, les araignées, en construisant et en détruisant de façon incessante, symbolisent le mouvement continu du balancier qui maintient en équilibre la vie du Cosmos. Ce symbolisme englobe également la vie de l’homme (microcosmos) pour souligner le " sacrifice " continu de sa vie grâce auquel il se transforme et passe d’un monde à un autre. Il passe de sa partie humaine à sa partie divine au moyen du " sacer facere " c’est-à-dire du " fait de rendre sacré " en ritualisant chaque acte, chaque décision importante tout au long de son existence, ce qui crée un " pont ", un lien entre la raison et le cœur, entre le sensible et l’intelligible.

 

L'araignée, épiphanie lunaire dédiée au filage et au tissage, figure de créatrice cosmique, est maîtresse du destin, tisseuse de la réalité. L'araignée symbolise aussi un degré supérieur d'initiation. Sur le plan mystique, son fil évoque le cordon ombilical ou la chaîne d'or reliant la créature au créateur par laquelle elle tente de se hisser vers lui. Le fil de l'araignée est le support de la réalisation spirituelle.



 

 

Créatures mystérieuses : la Tarasque

Publié le 27 octobre 2015 à 13:05 Comments commentaires (0)

La Tarasque ou « bête faramine », appartient au folklore provençal ; elle hantait les marécages près de Tarascon, détruisait tout sur son passage et terrorisait la population. Ce monstre ressemblait à un dragon à six pattes, recouvert d'une carapace et muni d'une queue écailleuse terminée par un dard.

 

Un jour, Sainte Marthe, jeune fille originaire de Béthanie, en venant évangéliser la Basse-Provence, décida de s’attaquer à la bête. Avec compassion et douceur, elle obtint la soumission de la créature qui se laissa mener en laisse. Sainte Marthe avait ainsi ligoté ce symbole du paganisme. Mais les villageois se ruèrent sur le monstre et le tuèrent.

 

Au cours de la Renaissance, après le Grand schisme d'Occident qui permit au comte de Provence d'être à nouveau roi de Naples, il fallut exorciser les craintes. À Tarascon, c'était les crues du fleuve. On accusait la Tarasque de rompre de ses coups de queue les barrages qui empêchaient les eaux d'inonder la Camargue. Et c’est ainsi que le Roi René d'Anjou en 1469, se servit de la légende pour créer les Tarasquaires. Ces fêtes étaient destinées à exorciser le mal qui, pour les riverains du Rhône, se traduisait par les débordements intempestifs du fleuve.

 

Les festivités se déroulaient sur deux jours, le second dimanche après la Pentecôte, et pour la fête de Sainte Marthe, la sainte patronne de Tarascon. C’était l’occasion de fabriquer un monstre qu'on lâchait dans les rues. Une effigie naïve mais impressionnante comprenant une immense carcasse de fer de 6 mètres de long, hérissée de piquants et d’une longue queue qui balaie tout sur son passage. Elle devait rappeler au peuple ce monstre qui l'avait terrorisé.

 

À l'époque, la périodicité de cette fête était aussi imprévisible que les inondations qu'elle était censée exorciser. La Tarasque courut en 1846, 1861, 1891 et 1946. Jusqu'à la fin du 19E , ces fêtes s'accompagnaient de jeux et d'une procession menés par les différentes corporations de métiers : vignerons, portefaix, bergers, jardiniers, maraîchers, fermiers, métayers et aussi des bourgeois. La présence de ces corporations représentant les métiers de la Provence symbolisait la renaissance fertile lors des fêtes de Pentecôte.

 

A présent, la Tarasque se fête le jour de la Sainte Marthe où on la voit défiler dans les rues de la ville sinon on peut la voir dans son antre dans la Rue des Halles.

 

D’après la tradition, on dit que la Tarasque aurait donné son nom à la ville de Tarascon.

 

La légende de la Tarasque n’est pas s’en rappeler celle de l'évêque saint-Romain qui délivra Rouen de la Gargouille, dragon qui terrorisait la ville, ou de saint Clément de Metz qui tua le Graoully.

 

Depuis 2005, les fêtes de la Tarasque à Tarascon sont proclamées, par l'UNESCO, comme faisant partie du patrimoine oral et immatériel de l'humanité et depuis 2008, elles sont inscrites à l'ensemble « Géants et dragons processionnels de Belgique et de France ».


 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Tarasque